Seydou Keïta illumine le Grand Palais

Né en 1921 à Bamako, Seydou est un autodidacte de la photographie. Il a reçu son premier appareil photo des mains de son oncle en 1935. Mais ce n’est qu’en 1939 qu’il commença à travailler professionnellement dans la photographie.

À l’âge de 27 ans, il se marie pour la première fois avec Nassira Soucko, par la suite il a eu six femmes et vingt-et-un enfants (« eh bien, il était musclé lui ! » SIC).

carte postale, Grand Palais, Galeries nationales, mars-juillet 2016.
Sans Titre, 1953, carte postale, Grand Palais, Galeries nationales, mars-juillet 2016.

Dans la même année, en 1948, il ouvre son studio à Bamako-Coura, fréquenté par la jeunesse émancipée de la capitale.

Seydou Keïta est vraiment le photographe de la jeunesse malienne. On peut voir un côté humoristique des femmes qui posent sur la Vespa vêtues de robes décolletés et de lunettes de soleil avec un sac à main en cuir de type européen.

Mais c’est cette photo qui attire directement le regard. On peut voir Bathylie, un homme vêtu de son boubou. Grand de deux mètres, il est assis sur une chaise tenant sa petite fille dans les bras. On a l’impression que la petite fille est bien installée dans les bras de son grand-père. Le décor rappelle l’ambiance africaine.

carte Postale, Grand Palais, Galeries Nationales, mars-juillet 2016.
Sans Titre, 1949-1951, carte Postale, Grand Palais, Galeries Nationales, mars-juillet 2016.

Justement, il manquait cette ambiance africaine dans la façon dont l’exposition était présentée, des bruits de la ville de Bamako ou de la musique Malienne aurait permis de se mettre plus dans l’univers du photographe.

La plupart de ses photos sont des portraits des anonymes de Bamako et seront prises dans les années 50. Dès 1967, il prend sa retraite à l’âge de 46 ans pour devenir … mécanicien. Toute sa vie, Seydou Keïta a écouté son désir.

Ce n’est qu’en 1981 que son travail est reconnu en Occident. Malheureusement, il meurt à l’âge de 80 ans, le 22 novembre 2001 à Paris, son corps sera inhumé au Mali, à Bamako.

L’exposition du photographe  a lieu en ce moment jusqu’au 11 juillet 2016 au Grand Palais dans le 8ème arrondissement.

Courez-vite voir cette exposition mais ramenez vos écouteurs avec de la musique malienne pour les oreilles !

carte postale, Grand Palais, Galeries Nationales, mars-juillet 2016
Sans Titre, 1956-1957, carte postale, Grand Palais, Galeries Nationales, mars-juillet 2016
carte postale, Grand Palais, Galeries Nationales, mars-juillet 2016
Sans Titre, 1952, carte postale, Grand Palais, Galeries Nationales, mars-juillet 2016

Un article rédigé par Oliva Gaad et Dienaba

Le PAEJ  est un lieu d’accueil et d’écoute pour les jeunes (12-25 ans) et leurs parents, pour échanger, discuter, jouer, débattre, monter des projets… Dans un esprit de convivialité, de bienveillance et de non-jugement. Un lieu à disposition d’associations du quartier, à visée culturelle, artistique et solidaire. Un lieu d’orientation pour adultes (Connexion solidaire…). En janvier 2016 a débuté le projet du « BO’BAR »: un groupe de jeunes s’est mobilisé pour créer un bar en palettes au sein du PAEJ, pour faire des temps du mercredi un espace pour et avec les jeunes : tournoi de jeux vidéos, expositions dans Paris, activités sur le 19ème avec les associations (CAF, Korhom, Un pas de plus, Génération citoyen, MH19…) et les éducateurs-trices de rue de la MCV. Petit à petit dans une co-construction jeunes et adultes, le lieu se crée et donne sa part de mouvement au quartier !

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